L’école Instructeur

Il y a quelques années, notre feu Président avait participé à une élaboration d’un projet mené par M. Zimmer, et bien sur la S…. en était demandeuse. Obliger les futurs instructeurs ou éducateurs à suivre des cours d’apprentissage dans une école. Le projet n’a pas vu le jour pour toutes les fédérations car cela ne plaisait pas à tout le monde et je le comprends, malgré que je n’ai pas les 50 années d’expérience de notre feu Président.

Je constate une chose, il faut faire de l’argent avec tout ! Il y a à peu près 3 ans, j’avais été contactée par l’IFAPME qui proposait ce genre de cours, je leur ai répondu ceci  »Croyez-vous que les instructeurs apprennent leur métier et leur savoir faire en étudiant des livres, en payant très cher des cours, et ne rien obtenir en retour. Regardez les comportementalistes qui paient à des particuliers la somme de 2.500 € pour suivre une formation et qui au bout du compte, ne reçoivent même pas un diplôme, est-ce qu’ils reçoivent une attestation de réussite, si oui, elle n’a aucune valeur !

Le travail bien appris se fait sur le terrain, avec des chiens de caractères et comportement différents, et leur maître.

Voici une lettre que feu notre Président répondait à M. Zimmer, le 05-012-2008

KENNEL  CLUB  BELGE                                                                              Rue François Dewiest, 71

                                                                                                                                                                         6040        JUMET

               BELGISCHE KENNEL CLUB                                                                                                 

Madame,

Après examen du projet que vous avez eu l’amabilité de me faire parvenir, j’ai quelques remarques à formuler.

Page 7/  Il me semble que dans la modeste mesure de leurs moyens, le KCB et le NVBK ont également participé à l’élaboration de ce projet.

  • 1/ L’éleveur , en général ; s’occupe très peu d’un programme d’éducation : il vend ses chiots à l’âge de 2 mois….

2/ Le Conseiller assume la gestion de son magasin : c’est donc un « marchand ».

Page 11/ Instructeur canin n’est pas une profession (profession ou métier suppose le fait de gagner sa vie)

Page 22/ respecter le règlement d’élevage de la FCI, de la SRSH,…

Tous les autres organismes sont représentés par 3 petits points : c’est réducteur. Il existe d’autres organismes, tout aussi intéressants, mais moins « commerciaux ». Pourquoi ne pas écrire :

Les règlements d’élevage des diverses fédérations agréées….

Page 26/ Dysplasie de la Hanche :

Même la très puissante S.V.( Schäferhund Verein) admet que seuls 20% des cas sont d’origine héréditaire. Il faut alors , nécessairement, s’occuper des 80% d’autres cas. (La lutte actuelle contre la D.H. est très réductrice, puisque les chiens atteints au niveau B ou C peuvent continuer à reproduire. Le chien porteur d’un A peut avoir des frères, sœurs ou cousins,etc. atteints à des degrés divers. En cas d’hérédité reconnue, le chien A précité est porteur des mêmes gènes et serait alors également propagateur….

Divers :  Evoluant depuis 50 ans dans la spécialité, je puis vous assurer que :

  • si vous soumettez ces 41 pages à un futur instructeur canin, vous n’aurez pas beaucoup d’élèves, car, dans cette spécialité, il y a peu de gens très instruits et ils seront rebutés par le libellé du syllabus.
  • Chaque chien étant différent, ainsi que l’influence de son milieu, la théorie enseignée ne sera que basique et l’instructeur canin ( moniteur d’obéissance, d’agility, homme d’attaque ou directeur de ring) commencera à vraiment apprendre son métier dans son club.
  • Les moniteurs de ces différentes disciplines ont des approches fort différentes des méthodes à employer ( ou à adapter)
  • L’instructeur canin perdra beaucoup de temps , surtout en 1e année, à assimiler des techniques qui ne lui seront pas utiles.
  • Je reste persuadé qu’un club formé par plusieurs instructeurs diplômés ne fonctionnera pas d’une manière concrète, donc positive, sans les conseils, exemples et critiques des « anciens ». Où croyez-vous que les grands dresseurs réputés  ont appris et consolidé leur savoir-faire ?
  • Il faudrait peut-être inclure dans ce programme un chapitre «  Risques du métier ».

Soyez indulgente face à mes observations, car je suis moi-même un ancien, et, de ce fait, assez réticent devant une approche livresque de cette matière.

Recevez, Madame, l’expression de ma parfaite considération.

Van Gyzel,Pierre ( Président du K.C.B.)